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Etude de cas de myocardite chez les enfants avec le vaccin COVID-19 à ARN messager BNT162b2 (Pfizer)



Points clés


Question


Quels sont les résultats sur l'imagerie cardiaque chez les enfants atteints de myocardite après la vaccination COVID-19 ?


Résultats


Dans cette série de cas de 15 enfants qui ont été hospitalisés pour une myocardite après avoir reçu le vaccin à ARN messager BNT162b2 COVID-19 pendant 1 à 5 jours, les garçons étaient le plus souvent touchés après la deuxième dose de vaccin, 3 patients avaient une dysfonction systolique ventriculaire et 12 les patients avaient un rehaussement tardif au gadolinium à l'imagerie par résonance magnétique cardiaque. Il n'y a eu aucune mortalité et tous les patients sauf 1 ont eu des résultats d'échocardiographie normaux lors du suivi 1 à 13 jours après la sortie.


Ce qui signifie que la myocardite associée au vaccin COVID-19 peut avoir une évolution bénigne à court terme chez les enfants; cependant, les risques à long terme restent inconnus.


Abstrait


Importance Le vaccin COVID-19 à ARN messager BNT162b2 (Pfizer-BioNTech) a été autorisé le 10 mai 2021 pour une utilisation d'urgence chez les enfants âgés de 12 ans et plus. Les premiers rapports ont montré que le vaccin était bien toléré sans événements indésirables graves ; cependant, des cas de myocardite ont été signalés depuis l'approbation.


Objectif


Examiner les résultats de l'imagerie cardiaque complète chez les enfants atteints de myocardite après le vaccin COVID-19.


Conception, cadre et participants


Cette étude était une série de cas d'enfants de moins de 19 ans hospitalisés pour une myocardite dans les 30 jours suivant le vaccin BNT162b2 à ARN messager COVID-19. Le cadre était un établissement de référence pédiatrique à centre unique, et les admissions ont eu lieu entre le 1er mai et le 15 juillet 2021.


Principaux résultats et mesures


Tous les patients ont subi une évaluation cardiaque comprenant un électrocardiogramme, un échocardiogramme et une imagerie par résonance magnétique cardiaque.


Résultats


Quinze patients (14 patients de sexe masculin [93 %] ; âge médian, 15 ans [extrêmes, 12-18 ans]) ont été hospitalisés pour la prise en charge d'une myocardite après avoir reçu le vaccin BNT162b2 (Pfizer). Les symptômes ont commencé 1 à 6 jours après la réception du vaccin et comprenaient des douleurs thoraciques chez 15 patients (100 %), de la fièvre chez 10 patients (67 %), des myalgies chez 8 patients (53 %) et des maux de tête chez 6 patients (40 %) . Les taux de troponine étaient élevés chez tous les patients à l'admission (médiane, 0,25 ng/mL [intervalle, 0,08-3,15 ng/mL]) et ont culminé 0,1 à 2,3 jours après l'admission. À l'examen échocardiographique, une diminution de la fraction d'éjection (FE) ventriculaire gauche (VG) était présente chez 3 patients (20 %) et une déformation longitudinale ou circonférentielle globale anormale était présente chez 5 patients (33 %). Aucun patient n'a eu d'épanchement péricardique. Les résultats de l'imagerie par résonance magnétique cardiaque étaient cohérents avec une myocardite chez 13 patients (87 %), y compris un rehaussement tardif au gadolinium chez 12 patients (80 %), un hypersignal régional à l'imagerie pondérée en T2 chez 2 patients (13 %), une fraction volémique extracellulaire élevée chez 3 patients (20 %), et un T1 natif global VG élevé chez 2 patients (20 %). Aucun patient n'a eu besoin d'être hospitalisé en unité de soins intensifs et la durée médiane du séjour à l'hôpital était de 2 jours (extrêmes 1-5). Lors du suivi de 1 à 13 jours après la sortie de l'hôpital, 11 patients (73 %) avaient une résolution des symptômes. Un patient (7 %) avait une fonction systolique basse persistante du VG à la limite de l'échocardiographie (FE 54 %). Les taux de troponine sont restés légèrement élevés chez 3 patients (20 %). Un patient (7 %) avait une tachycardie ventriculaire non soutenue sur moniteur ambulatoire.


Conclusions et pertinence


Dans cette petite étude de série de cas, la myocardite a été diagnostiquée chez les enfants après la vaccination COVID-19, le plus souvent chez les garçons après la deuxième dose. Dans cette série de cas, en suivi à court terme, les patients étaient légèrement affectés. Les risques à long terme associés à la myocardite post-vaccination restent inconnus. Des études plus importantes avec un suivi plus long sont nécessaires pour éclairer les recommandations de vaccination contre le COVID-19 dans cette population. (...)*


* https://jamanetwork.com/journals/jamacardiology/fullarticle/2783052

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