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Images de la répression Macronienne

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« Convois de la liberté » : une centaine de personnes interpellées samedi à Paris


La Préfecture de police maintient son dispositif ce dimanche pour empêcher les manifestants de bloquer la capitale. Une enquête administrative a été ouverte à la suite de la diffusion d’une vidéo montrant un policier pointer samedi son arme sur un automobiliste.


Les forces de l’ordre ont procédé, samedi à Paris, à 97 interpellations et 513 verbalisations d’opposants aux mesures sanitaires participant à l’opération baptisée « convois de la liberté », selon un bilan global communiqué dimanche 13 février par la Préfecture de police de Paris.

Selon le parquet, à 6 heures du matin, 81 personnes étaient en garde à vue, dont Jérôme Rodrigues, un des visages du mouvement des « gilets jaunes », et soutien actif des « convois ». Placé en garde à vue pour « organisation de manifestation interdite et participation à un groupement formé en vue de commettre des violences », selon une source judiciaire, il affirme être un « prisonnier politique ».


Dans un tweet, la Préfecture de police a ajouté « maintenir son dispositif ce dimanche » pour empêcher les manifestants de bloquer la capitale.


Ouverture d’une enquête administrative


Par ailleurs, le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a demandé dimanche une enquête administrative interne à la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant un policier pointer samedi son arme sur un automobiliste, place de l’Etoile à Paris.

« Une vidéo circule actuellement sur les réseaux sociaux à la suite d’une intervention de police sur les Champs-Elysées. Le préfet fait diligenter une enquête administrative interne », a tweeté la préfecture de police.


Cette vidéo, également diffusée dans le journal de 20 heures de TF1, montre un policier descendre de sa voiture sérigraphiée, arme à la main. Il poursuivait une voiture blanche dont les occupants brandissaient des drapeaux tricolores et se revendiquaient des « convois de la liberté ». La vidéo montre le policier braquer son arme sur le conducteur.


Volonté de rallier Bruxelles


Dans la nuit de samedi à dimanche, les forces de l’ordre sont intervenues, selon la Préfecture, dans le quartier des Champs-Elysées et dans le bois de Boulogne pour « verbaliser et disperser » les derniers participants à cette manifestation interdite par le M. Lallement.

Une centaine de camping-cars étaient dans le bois de Boulogne, a précisé une source policière. Deux cent vingt véhicules ont passé la nuit en Seine-et-Marne et 120 dans le Val-d’Oise, selon la même source.


Le mot d’ordre des organisateurs des « convois de la liberté » est de prendre la route vers 10 heures pour rallier Bruxelles, où un grand rassemblement est prévu lundi. Mais, selon une source policière, les participants ne devraient pas tous suivre ce mot d’ordre.


Rassemblement hétéroclite


En début d’après-midi samedi, plus d’une centaine de véhicules étaient parvenus à rejoindre l’avenue des Champs-Elysées, qui a été évacuée progressivement par les forces de l’ordre à coups de gaz lacrymogènes.

Rassemblement hétéroclite d’opposants au président Emmanuel Macron, au passe vaccinal et de « gilets jaunes », ceux qui se font appeler « convois de la liberté » se sont constitués sur le modèle de la mobilisation qui paralyse actuellement la capitale du Canada, Ottawa.


Quelque 7 500 membres des forces de l’ordre sont mobilisés par la Préfecture de police de Paris depuis vendredi jusqu’à lundi, les « convois » ayant prévu de gagner Bruxelles lundi.*


* https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/02/13/convois-de-la-liberte-une-centaine-de-personnes-interpellees-samedi-a-paris_6113468_3224.html

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