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La Cours Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) prête à instaurer une vaccination obligatoire

Cette décision est la première fois que la Cour européenne des droits de l'homme intervient sur la question des vaccinations obligatoires. La décision pourrait jouer un rôle dans les efforts pour mettre fin à la pandémie de coronavirus.


La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) à Strasbourg a statué jeudi que les vaccinations obligatoires ne contreviendraient pas au droit des droits de l'homme - et pourraient être nécessaires dans les sociétés démocratiques.


La décision est intervenue à la suite de l'évaluation d'une plainte déposée devant le tribunal par des familles tchèques concernant des coups obligatoires pour enfants.


"Les mesures pourraient être considérées comme" nécessaires dans une société démocratique", lit-on dans le jugement du tribunal.


Bien que la décision ne traite pas directement des vaccins COVID-19, les experts estiment que cela pourrait avoir des implications pour la campagne de vaccination contre le virus, en particulier pour ceux qui ont jusqu'à présent déclaré leur refus d'accepter le vaccin.


Cet arrêt "renforce la possibilité d'une vaccination obligatoire dans les conditions de l'épidémie actuelle de COVID-19", a déclaré Nicolas Hervieu, juriste spécialiste de la CEDH, à l'agence de presse AFP. Sur quoi portait la décision du tribunal ?


La décision indiquait que les vaccins obligatoires administrés par les autorités sanitaires tchèques étaient conformes à "l'intérêt supérieur" des enfants.


"L'objectif doit être que chaque enfant soit protégé contre les maladies graves, grâce à la vaccination ou grâce à l'immunité collective", a-t-il ajouté.


Le tribunal a jugé que la politique de santé tchèque ne violait pas l'article 8 sur le droit au respect de la vie privée conformément à la Convention européenne des droits de l'homme.


Selon la loi tchèque, les enfants doivent être vaccinés contre neuf maladies, dont la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l'hépatite B et la rougeole.


L'affaire a été portée devant le tribunal par des familles qui avaient été condamnées à une amende ou dont les enfants s'étaient vu refuser l'accès à une crèche pour non-respect de leur obligation légale de vaccination.


Un précédent pour les campagnes de vaccination COVID-19


Les pays d'Europe ont connu une vague de désinformation concernant la pandémie de coronavirus. Cela a conduit les gens à être non seulement sceptiques sur le coronavirus lui-même, mais également sur les vaccins COVID-19.


Les anti-vaxxers - des personnes qui refusent de recevoir des vaccins ou de vacciner leurs enfants - ont répandu diverses théories du complot sur les raisons pour lesquelles les gouvernements veulent vacciner leurs populations.


En conséquence, les gouvernements peuvent être aux prises avec de larges segments de la société qui refusent de se faire vacciner, ce qui rend l'objectif de l'immunité collective encore plus difficile.


Bien que la décision de la CEDH ait pu créer un précédent selon lequel les vaccinations obligatoires ne contreviennent pas à la Convention européenne des droits de l'homme, cela ne signifie pas que les pays européens forceront les gens à se faire vacciner.*


* https://www.dw.com/en/echr-rules-obligatory-vaccination-may-be-necessary/a-57128443

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