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Sanofi délaisse l’hydroxychloroquine pour la course au vaccin beaucoup plus rentable.

"Dès 2004, plusieurs essais in vitro sur cellules humaines et in vivo sur animaux démontraient l’efficacité de la chloroquine sur les coronavirus, en 2005 sur le coronavirus du SARS. Les recherches avaient cessé avec la disparition pure et simple du SARS. Pas plus à l’époque qu’en 2020, Sanofi, n’est monté au créneau pour défendre l’efficacité du vieux médicament. Et pour cause, celui-ci est tombé dans le domaine public et est désormais fabriqué par de nombreux laboratoires fabricants de génériques. Mais, surtout, Sanofi s’était engagée dans la course au vaccin contre le SARS, une voie beaucoup plus prometteuse financièrement puisque le vaccin devait être breveté. D’ailleurs, Sanofi a annoncé qu’elle développerait un vaccin anti-Covid-19 sur la base de celui préparé pour le SARS. Enfin, la synchronicité du classement sur la liste II alerte même si la procédure de classement avait été lancée quelques mois auparavant. En effet, le 9 janvier 2020, l’OMS annonce que l’origine des pneumonies atypiques est un coronavirus. Or, à cette date, il est connu que l’hydroxychloroquine a démontré son efficacité sur les coronavirus dans des essais in-vitro sur des cellules humaines. Étrange coïncidence, 4 jours plus tard, la ministre prend son arrêté."(...) Rappelons que dans sa politique de gestion de la crise du covid-19, Agnès Buzyn avait décidé de classer l’hydroxychloroquine sur la liste II des substances vénéneuses, le 13 janvier 2020 entrainant ainsi la fin de la vente libre de l’hydroxychloroquine quelques dizaines d’années après cette autorisation de vente libre.  De plus cela soumet ce médicament à prescription médicale. Lors de son audition par la commission d’enquête parlementaire le 30 juin 2020, Agnès Buzyn a déclarés que l’ANSM  « a dû recevoir des signalements d’accidents causés par l’hydroxychloroquine ».(...)

Pour revenir à notre champion français, Sanofi a un partenariat avec Regeneron avec sa filiale SANOFIGENZYME.  Rappelons que Regeneron est le laboratoire ayant fourni un des traitements utilisés (anticorps monoclonaux) par le président américain Trump.  Sanofigenzyme et Regeneron auraient développé et en phase 3 d’essai, un produit alternatif à l’hydroxychloroquine : le DOPILUMAB et le SARILUMAB.  Ce médicament n’est pas sans rappeler le tocilizumab un médicament testé pour les formes graves de covid 19 mais initialement utilisé contre la polyarthrite rhumatoïde développé par Gilead puis vendu à Roche.  L’hydroxychloroquine étant dans le domaine public de longue date et donc ne rapportant plus rien, un des motifs de son classement aurait pu être pour laisser la place à une molécule plus rentable. De plus une baisse de la production, accouplée à une augmentation de la demande aurait permis un augmentation du prix. Sanofi est très silencieuse depuis le début de la crise à  ce sujet. La boucle médicale pourrait être bouclée.  Reste à savoir le rôle joué par les ministres respectifs et les autorités dans ces arrangements.  Dès lors, la procédure de classement de l’hydroxychloroquine en liste II soulève des interrogations et nécessite d’être vérifiée. Les documents ne sont néanmoins pas accessibles au public."*


*http://www.francesoir.fr/politique-france/le-classement-de-lhydroxychloroquine-sur-la-liste-ii-des-substances-veneneuses




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