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Les dangers de la 5G

Au lendemain de l'élocution fermée à tout débat de Macron face aux acteurs du numérique français pour les rassurer sur le devenir de la 5G, bons nombres de journaux publiaient le même article très restreint expliquant en une simple phrase que la 5G n'a "pas d'effets néfastes avérés à court terme en-dessous des valeurs limites recommandées en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques." et cela bien qu'aucune étude sérieuse n'ait été mené depuis les premières demandes pour qu'elle soit faite en 2017.

Voici le rapport qui a été fait et publié par le Conseil général de l'environnement et du développement durable, l'Inspection générale des affaires sociales, l'Inspection générale des finances et le Conseil général de l'économie:

http://www.igas.gouv.fr/IMG/pdf/deploiement_5g_france_et_monde_aspects_techniques_et_sanitaires.pdf

Ce que les journaux ne divulguent pas et qui est pourtant aussi stipuler dans ce rapport:

"...les agences nationales considèrent soit qu’il n’y a pas d’enjeu sanitaire propre à la technologie 5G, soit qu’il existe certes des enjeux spécifiques, mais qu’il est possible d’extrapoler les résultats issus des travaux sur les générations précédentes. Quelques agences (Allemagne, Pays-Bas, Suisse ...) considèrent néanmoins que la technologie 5G diffère suffisamment des technologies précédentes pour qu’il soit nécessaire, s’agissant des fréquences autour des 26 GHz, d’aller au-delà des études réalisées sur les générations précédentes."


Effectivement la 5G diffère énormément de la 4G puisque la bande de fréquence qui était comprise entre 2 à 8 GHz pour la 4G sera comprise entre 3 et 300 GHz pour la 5G. Elle s'étend bien au-delà des 26 GHz qui déjà font douter certaines agences.


"La 5G est la cinquième génération de technologie de la téléphonie mobile après la 4G. Elle a été développée pour permettre une meilleure connectivité des objets. « Ce qu’il est important de comprendre, c’est que la 5G ne vient pas remplacer les 2, 3 et 4G, mais arrive en plus, explique le Dr Marc Arazi, président de l’association Alerte Phonegate et signataire de l’appel de 2017. Cela signifie que ce nouveau réseau sans fil ne fera qu’augmenter considérablement l’exposition aux rayonnements de radiofréquence des humains, mais aussi des animaux et des plantes.


La 5G nécessite pas moins de 20 000 nouveaux satellites et les entreprises de télécommunications devront installer des stations de base tous les 100 m dans toutes les zones urbaines du monde entier, soit 10 millions de nouvelles antennes. Cela signifie qu’une nouvelle antenne sera posée toutes les dix à douze maisons, créant « une exposition massive à laquelle nul ne pourra se soustraire », comme l’explique l’association Robin des Toits.

Le déploiement de nouveaux transmetteurs pour la 5G (on les trouvera également dans les foyers, les boutiques, les hôpitaux) devrait générer selon les estimations entre 10 et 20 milliards de connexions (réfrigérateurs, machines à laver, caméras de surveillance, voitures et bus sans conducteur) et constituera l'Internet des objets. Tout cela augmentera substantiellement l'exposition permanente de l'intégralité de la population européenne aux champs électromagnétiques des technologies du sans-fil.


Verizon annonce pour sa part que la 5G fournira « environ 50 fois le débit de la 4G actuelle » en utilisant des ondes submillimétriques et millimétriques à des gammes de fréquences supérieures à 6 GHz et à 100 GHz et au-delà. Et pour couronner le tout, la US Federal Communications Commission (FCC) a adopté des règles autorisant que la puissance effective de ces faisceaux atteigne 20 Watts, soit dix fois plus que les niveaux autorisés pour les téléphones actuels."


Selon l’International appeal Stop 5G on Earth and in Space (appel international pour stopper la 5G sur terre et dans l’espace) rédigé par un collectif de médecins, de scientifiques, de membres d’organisations environnementales et de citoyens, « les données cliniques, les preuves expérimentales et les données épidémiologiques accumulées sur des personnes malades ou ayant des troubles de santé prouvant que les grandes maladies de la civilisation moderne telles que le cancer, les maladies du cœur et le diabète sont en grande partie provoqués par la pollution électromagnétique, constituent un corpus de plus de 10 000 études publiées dans des revues dotées de comités de lecture ».

Ces études ont prouvé que les dommages du rayonnement de radiofréquences causés à la santé humaine prenaient diverses formes, telles que des palpitations cardiaques, une altération de l’expression génétique et des lésions de l’ADN, une altération du métabolisme, des déficiences cognitives, des difficultés d’apprentissage et des pertes de mémoire, des incidences sur le bien-être, des cas d’infertilité et une altération de la qualité du sperme, des dommages neurologiques, des cas d’obésité et de diabète… Une étude nigérianne de 2017 a, quant à elle, montré que l'exposition aux ondes électromagnétiques des radiofréquences modifiait la modulation du neurotransmetteur acétylcholine (via l'expression d’un gène).


L’étude du National Toxicology Program (NTP) publiée en novembre 2018 est elle aussi très révélatrice des risques liés à l’utilisation des smartphones. Pendant plus de dix ans, les chercheurs se sont intéressés aux effets des radiofréquences utilisées dans les téléphones portables 2G et 3G sur les rats. Ils ont observé une recrudescence de cas de tumeurs au cœur, au cerveau et dans les glandes surrénales. Ce qui tend à prouver que les effets des ondes sont néfastes sur potentiellement tous les organes.

Rappelons en outre que les enfants sont particulièrement sensibles à ces risques de cancer liés à l’exposition aux ondes, leurs cerveaux absorbant entre 1,6 et 3,1 fois plus de  rayonnements électromagnétiques. Les scientifiques demandent aujourd’hui à ce que les ondes soient classées « cancérogènes de classe 1 » et non plus seulement « cancérogènes possibles » par l’OMS.


Une étude de 2018 publiée dans Scientific Report avance que si les ondes précédemment utilisées (2G, 3G, 4G et wifi) ne semblaient pas avoir eu d'impact sur la santé des insectes, les nouvelles gammes de fréquences de la 5G (qui passeront de 6GHz à 120 GHz ou plus à terme) pourraient s'avérer dangereusement déstabilisatrices.

En effet, des simulations menées par les chercheurs montrent que l’absorption de ces ondes provoquerait des hausses de la température corporelle de certains insectes, avec à la clef des changements dans leur comportement, physiologie ou morphologie...  Alors qu'une analyse d’avril 2019 montre que 40 % des espèces d’insectes sont d’ores et déjà menacées d’extinction, l’expérimentation grandeur nature que constitue le déploiement de la 5G pourrait s’avérer une étape supplémentaire tragique pour nos écosystèmes.


À l’étranger, des débuts de prise de conscience

En Allemagne, une pétition contre la 5G a atteint 54 643 signatures. Un nombre suffisamment important pour mettre la pression au Bundestag, afin qu’il arrête le processus d'attribution des fréquences 5G. Preuve de l’importance des mouvements citoyens.

En Suisse, ce sont les députés du canton de Vaud et ceux de Genève qui ont réussi à faire porter leur voix. Après avoir demandé un moratoire sur la mise en place de la 5G dans leur canton, un gel de toute construction d’antennes y a été instauré, dans l’attente d’une étude de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) et « tant que des études scientifiques indépendantes de l’industrie ne démontrent pas la non-nocivité de la 5G sur le corps humain et sur la faune ».

La Californie, région où se trouve la Silicon Valley, a elle aussi pris la mesure des risques. D’une part, le conseil municipal de Mill Valley, une petite ville de Californie, vient de se prononcer à l’unanimité en faveur de l’interdiction d’installation d’antennes 5G dans les zones d’habitations pour des raisons de santé publique. Et d’autre part, le département de Santé californien a rejoint l’Italie en conseillant de ne plus garder son portable près de soi pour éviter de recevoir des ondes et de le mettre en mode avion dès que vous ne vous en servez pas. 



Mais, alors, pourquoi toutes ces alertes restent-elles sans réponse en France ?

« C’est une question de santé fondamentale pour les utilisateurs. Mais, toutes les informations sur les dangers liés à l’utilisation des téléphones connectés en général et des risques qu’implique le déploiement de la 5G sont boycottés par les médias français, parce qu’ils sont détenus par les grands groupes téléphoniques français. Sans prise de conscience des utilisateurs, le gouvernement peut continuer de faire la sourde oreille, encouragé par ces mêmes opérateurs et constructeurs téléphoniques », estime Marc Arazi.

Mais, ces hésitations des différents gouvernements concernant la 5G montrent à quel point il est nécessaire de se mobiliser pour faire pencher la balance du côté de la santé des utilisateurs, plutôt que de celui des industriels."


Agissez vous aussi en signant l’appel mondial à ces adresses :

www.5gspaceappeal.org

https://g5raisons.fr/


30/04/19 alternativesante.fr


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