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Les Maires à la rescousses des petits commerces.

"Les petits commerces dénoncent des mesures "déloyales" favorables aux hypermarchés et à Amazon.

Depuis jeudi soir, le choix du gouvernement de fermer fleuristes, salons de coiffure, librairies, magasins de jouets, restaurants, les mêmes commerces de proximité qu’à la fin mars, a provoqué une levée de boucliers parmi les représentants des secteurs concernés, qui n’ont cessé de batailler jeudi pour faire réduire la liste. Jusqu’à ce que le premier ministre, Jean Castex, douche leur espoir. Par rapport à la liste arrêtée le 23 mars, seuls les hôtels ont obtenu une dérogation. Quelque 200 000 commerces seront ainsi « obligés de fermer ».

Dans le même temps, les grandes surfaces pourront fonctionner normalement. S’appuyant sur la dérogation accordée à certains commerces pour répondre aux besoins en équipement informatique et multimédia des salariés en télétravail, et aux besoins de réparation de produits électriques et électroniques, le groupe Fnac-Darty a aussi indiqué vendredi maintenir également ses magasins ouverts en France pendant le reconfinement."*

"Les maires veulent soutenir les magasins de proximité, obligés de fermer en raison de la pandémie, contre les grandes surfaces accusées de « concurrence déloyale ».

A Morteau, la vice-présidente de l’Assemblée nationale Annie Genevard fait le tour des petits commerces. « Il y en avait deux sur trois qui pleuraient. Ils sont secoués moralement. Leurs stocks sont pleins, les rayons bien achalandés à l’approche de la période des fêtes. Je ne comprends pas la logique de cette décision de fermeture de nos commerces de proximité : les grandes surfaces où il y a plus de monde seraient moins dangereuses qu’un petit magasin où deux ou trois personnes se retrouvent à la fois ? » La députée rédige alors immédiatement une lettre au premier ministre pour l’alerter.

Comme elle, ils sont nombreux à l’échelon national ou local à avoir décidé de porter cette question à l’attention du gouvernement. Le sort des commerçants est peu à peu en train de devenir un enjeu politique de ce deuxième confinement."**



"La fronde des élus locaux s’étend partout en France pour contester la fermeture des petits commerces « non-essentiels », décidée en raison du reconfinement.


Carte de France avec les Maires qui ont fait un arrêté pour maintenir leur petits commerces ouverts:

https://umap.openstreetmap.fr/fr/map/frondedesmaires_516816#6/46.066/2.813


Depuis vendredi, de nombreux maires signent des arrêtés autorisant la réouverture des commerces non-alimentaires en centre-ville.

La liste s’allonge rapidement, heure par heure ce samedi, des maires ayant décidé de tenir tête au gouvernement. Depuis vendredi, premier jour du reconfinement, de plus en plus d’élus locaux signent en effet des arrêtés autorisant les commerces non-alimentaires ou « non-essentiels » à rester ouverts dans leurs communes. Ces arrêtés sont immédiatement déclarés illégaux par les préfectures, mais le bras de fer s’annonce tendu entre les maires et le gouvernement."


"Jeudi 29 Octobre, M. Boucher, maire de la commune de Migennes dans l’Yonne avait pris un arrêté à ne pas se conformer pas aux décisions du gouvernement au motif de la rupture d’égalité entre les supermarchés et les petits commerces créant ainsi une pratique déloyale contraire aux décisions du président de la République.

" Ce que vous trouvez dans ces supermarchés, vous le trouvez aussi dans notre centre-ville." commente le maire."***


Ces arguments ont été repris par d’autres maires depuis, mais aussi par d’autres élus, comme en Mayenne où les élus du Département ont écrit au gouvernement pour « exiger la réouverture des commerces de proximité ». Même chose dans le Loiret ou encore dans le Doubs, où les maires interpellent également le gouvernement. Dans l’Yonne encore, la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) a lancé une pétition demander « la réouverture des commerces de proximité ». En Vendée, le sénateur vendéen Les Républicains, Bruno Retailleau, a, pour sa part, lancer une pétition pour l’ouverture des commerces de proximité.****


"Ce vendredi 30 octobre, c'est au tour de la maire de Décize, Justine Guyot, qui en fait autant. Son arrêté municipal permet aux commerces non-alimentaires du centre-ville de rester ouverts et ce jusqu'à ce que l'égalité de traitement soit rétablie."***


Dans le Haut-Rhin enfin, une commerçante a entamé une grève de la faim pour dénoncer l’injustice du reconfinement vis-à-vis des petits commerces.

Vendredi déjà, le gouvernement avait cédé face à la polémique en annonçant la fermeture des rayons livres et culture des grandes surfaces alimentaires et spécialisées par " souci d’équité entre grandes surfaces et les librairies indépendantes ".****


Message de Brigitte Barèges Maire de Montauban, qui vient de signer un arrêté municipal afin de rétablir l’égalité de traitement entre les différents types de commerces de produits non-alimentaires.




*https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/10/30/reconfinement-les-petits-commerces-denoncent-des-mesures-deloyales-favorables-aux-hypermarches-et-a-amazon_6057843_3234.html

**https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/10/31/les-politiques-a-la-rescousse-des-petits-commerces-enjeu-du-reconfinement_6058026_823448.html

***http://www.francesoir.fr/politique-france/rejet-du-plan-de-reconfinement-par-senat-des-mairies-autorisant-louverture-des-commerces-non-alimentaires-le-gouvernement-chahute

****http://www.profession-gendarme.com/reconfinement-ces-maires-qui-bravent-linterdiction-de-fermeture-des-commerces/

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