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Les PDG de Facebook, Google et Twitter en accusation pour leur rôle dans la désinformation

26 mars 2021

Les PDG de Facebook, Google et Twitter en accusation devant le Congrès américain pour leur rôle dans la désinformation.

Quatrième comparution en un an pour Mark Zuckerberg, troisième pour Sundar Pichai et Jack Dorsey : les PDG ont répondu, jeudi, aux questions des élus américains.


Quatrième comparution en un an pour Mark Zuckerberg, troisième pour Sundar Pichai et Jack Dorsey : les PDG de Facebook, Google et Twitter ont répondu, jeudi 25 mars, aux questions des élus du Congrès des Etats-Unis – cette fois, il s’agissait de la commission de la Chambre des représentants sur l’énergie et le commerce. Un exercice convenu, les géants de la tech ayant pris l’habitude d’essuyer les foudres des parlementaires, mais le contexte a changé : les démocrates contrôlent maintenant les leviers du pouvoir à Washington.

L’attaque du Capitole, le 6 janvier, par les partisans de Donald Trump a renforcé le sentiment d’urgence à réglementer les plates-formes, où se répandent la haine et la désinformation. « Le moment de l’autorégulation est passé, a sermonné Frank Pallone, le président de la commission. Le moment est venu de prendre des mesures pour vous tenir responsables. »


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Les trois PDG, intervenant par visioconférence, ont été interpellés sur le rôle joué par les réseaux sociaux dans la dissémination du mot d’ordre « Stop the steal » (« stop le vol »), mettant en doute la victoire de Joe Biden à l’élection présidentielle, et les incidents du 6 janvier. « Votre plate-forme porte-t-elle une quelconque responsabilité ? », a questionné le démocrate de Pennsylvanie, Mike Doyle, exigeant une réponse « par oui ou par non ».


« C’est une question complexe »

« Notre responsabilité est de construire des systèmes qui», a commencé Mark Zuckerberg. Le représentant l’a coupé net. « Portez-vous une responsabilité, oui ou non ? » « Zuck » a repris : « Notre responsabilité est d’assurer que nous construisons des systèmes efficaces. » Mike Doyle n’a pas insisté ; il est passé à Sundar Pichai : « Nous éprouvons toujours un profond sens de la responsabilité, a répondu le PDG d’Alphabet (maison mère de Google), interrogé sur le rôle de sa filiale YouTube. Mais nous avons travaillé dur pendant cette élection. » Etait-ce un oui ? M. Pichai a secoué la tête. « C’est une question complexe. »

Seul Jack Dorsey a admis que, « oui », Twitter portait une part de responsabilité. « Mais il faut aussi prendre en considération un écosystème plus large. Ce ne sont pas seulement les plates-formes technologiques qui ont été utilisées. » Le représentant républicain de l’Ohio, Bill Johnson, n’a en revanche pas réussi à faire admettre aux ténors de la Silicon Valley ce qui, après plusieurs années d’auditions, paraît clair aux élus : les réseaux sociaux s’enrichissent en créant un phénomène d’addiction(...) *


*https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/03/26/zuckerberg-pichai-dorsey-les-pdg-des-reseaux-sociaux-en-accusation-au-congres_6074545_3234.html

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